Article du 09 avril 2007

Ci-dessous, un article de l’AFP datant du 15 mars 2007, et qui nous apprend avec des mots fort saisissants le triste sort qui a été souvent réservé aux femmes en Côte d’Ivoire durant la crise traversée. Cependant, malgré le caractère stupéfiant et déplorable du rapport d’Amnesty International sur les viols d’Ivoiriennes, je me demande si de tels fléaux ont encore à nous surprendre ; sachant que depuis 13 ans bientôt, et connaissant la situation des femmes défavorisées en Afrique, je n’ai cessé d’insister auprès de la France et de la Côte d’Ivoire, en demandant à leurs gouvernements respectifs d’aider à la construction des deux centres de l’ASSOFEM destinés à protéger les libertés fondamentales et la dignité des femmes en Côte d’Ivoire, et par delà, des femmes en Afrique. Sachant que l’ASSOFEM existe depuis bientôt 13 ans, et que nous avons complètement ignoré ces deux projets, avons-nous à nous inquiéter et à nous émouvoir de ces viols nauséeux de pauvres femmes sans défense aucune (qu’on aurait pu aisément éviter si les centres de l’ASSOFEM étaient construits); sans que nous ne paraissions ridicules voire hypocrites ? Qu’avons-nous fait pendant qu’il était temps ? Si les deux centres de l’ASSOFEM avaient été édifiés comme je l’ai toujours souhaité, aurions-nous à déplorer ces abus sexuels d’un autre âge ? Sommes-nous enfin réveillés pour ce qui concerne la situation des femmes en Côte d’Ivoire et en Afrique en général ? A travers mes différents courriers aux gouvernements français et ivoiriens, n’avais-je pas prédit dès 1995 qu’il fallait développer des centres sociaux capables de contenir des déplacés de guerre ; vu que par le fait de la guerre au Libéria, l’Afrique de l’Ouest en général et la Côte d’Ivoire en particulier étaient menacées par des flux migratoires ? N’avais-je pas dit déjà à cette époque que si les deux centres de l’ASSOFEM étaient construits, ils pourraient aider à loger dignement ces migrants, victimes de guerre ? Aujourd’hui, si toutes ces femmes Ivoiriennes lâchement violées pour cause de guerre avaient trouvé un refuge dans des centres protégés comme le CARSOP et le CAREFEM de l’ASSOFEM, ne pourrait-on pas parier qu’il y avait beaucoup de chance qu’elles échappassent à ces viols odieux ? Chers amis, l’heure est aux actes. La situation des femmes dans les milieux urbains africains est dramatique. Et elle est pire dans les milieux ruraux. C’est pour cela que nous devons nous mobiliser pour convaincre l’État français de clore en apothéose le mandat de la Licorne en Côte d’Ivoire en confiant à la Licorne la construction des deux centres de l’ASSOFEM. Les bénéfices d’un tel mandat de Construction ne seront que grands. Pour tout cela, disons avec instance que « OUI, POUR L’ASSOFEM, LA LICORNE DEVIENT UNE FORCE DE CONSTRUCTION. »

Dites-le au Président de la république française en lui écrivant sur le lien ci-dessous :
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

Dites-le au Premier Ministre de la république française en lui écrivant sur le lien suivant :
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire

Dites-le au Ministre de la Défense de la république française en lui écrivant sur le lien suivant : courrier-ministre@sdbc.defense.gouv.fr

Dites-le au Président de la république de Côte d’Ivoire en lui écrivant sur ce lien :
http://www.presidence.ci/contact.php3?id_auteur=3

Lu dans l’AFP 
« Amnesty dénonce l'ampleur "effroyable" des viols sur les Ivoiriennes    
Des Africaines victimes de viol © AFP/Archives Gianluigi Guercia LONDRES (AFP) - jeudi 15 mars 2007 - 10h29 -
L'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International, dont le siège est à Londres, a dénoncé jeudi
l'ampleur "effroyable" des violences sexuelles subies en Côte d'Ivoire par les femmes et les jeunes filles.
"Des centaines --si ce n'est des milliers-- de femmes et de jeunes filles ont été et continuent
d'être victimes d'agressions sexuelles et de viols à grande échelle, parfois systématiquement, perpétrés par
des groupes de combattants", a indiqué Véronique Aubert, directrice adjointe du programme Afrique d'Amnesty.
"Certains des pires mauvais traitements infligés aux femmes et aux jeunes filles sont le fait de mercenaires,
notamment du Liberia, qui travaillent avec les opposants armés évoluant dans l'ouest de la Côte d'Ivoire",
a dénoncé Amnesty dans un rapport publié jeudi, intitulé "Côte d'Ivoire: femmes ciblées- les victimes oubliées du conflit".
Selon l'organisation, de nombreuses Ivoiriennes sont victimes de viols en réunion
ou sont enlevées pour devenir les esclaves sexuelles des combattants.
Ce qui aurait pour effet d'aggraver de manière "substantielle" la crise du sida en Côte d'Ivoire,
a précisé Amnesty.
"A notre connaissance, aucun des auteurs de ces crimes n'a jamais été traduit devant la justice",
a-t-elle ajouté. "Le viol est souvent accompagné de coups et de torture --souvent commis en public
et en présence de membres de la famille", voire à côté des corps sans vie de membres de leur famille,
a ajouté Amnesty, relevant que des fillettes de 10 ans faisaient partie des victimes.
Ces femmes sont en majorité ciblées pour des raisons ethniques ou politiques:
"En tant que symbole de l'+honneur+ de leurs communautés, elles sont violées pour humilier les femmes,
les hommes, et leur entière communauté", a relevé Mme. Aubert.
Les survivantes sont ensuite souvent "stigmatisées et abandonnées par leurs conjoints et leur famille,
condamnées à une extrême pauvreté, souvent avec des enfants en bas âge".
De plus, les victimes ont difficilement accès aux structures de soins:
celles qui vivent dans les zones controlées par la rébellion des Forces Nouvelles
sont "virtuellement coupées de tout système public de santé" et les autres hésitent à faire le trajet
par des raisons de coût mais aussi à cause du risque.
"Le viol et toute autre forme de violence sexuelle infligée par les combattants au cours d'un conflit armé --
qu'il soit international ou non-- sont des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre
en vertu du droit international et devraient être traités comme tel", a relevé Mme. Aubert.
"Eliminer la violence sexuelle doit être une priorité dans tout plan
visant à aboutir à une solution pacifique à la crise actuelle en Côte d'Ivoire", a-t-elle ajouté.
Amnesty a appelé "toutes les parties (loyalistes et rebelles),
y compris la communauté internationale" à condamner
ces violences "en toutes circonstances"."
 

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