Article du 22 juin 2007

Je viens de lire cet article ci-dessous dans le quotidien ivoirien Le Matin d’Abidjan. Il est question du maintien de la Force Licorne en Côte d’Ivoire, un sujet qui interpelle l’ASSOFEM. « L‘espèce humaine est une « espèce parolière » » disait Francis Ponge. Il nous faut donc parler. Parler pour expliquer. Parler pour convaincre. Parler pour obtenir de l’autre ce qu’il a à offrir. Parler aussi pour rassembler toutes les forces de transformation sociale. Parler, parler, encore parler, pour ne pas être captif du silence, le silence qui est synonyme de mort. Quand, la parole qui fait du bruit, elle, évoque la vie. Alors, parlons. De l’ASSOFEM. De la Force Licorne. Du maintien ou non de cette force d’interposition en Côte d’Ivoire.
De l’ASSOFEM, que dire ? Qu’elle est l’Association Solidarité avec les Femmes. Qu’elle existe depuis 1994. Que son but est de venir en aide aux femmes, filles-mères et jeunes marginaux dans les milieux ruraux de Côte d’Ivoire par la construction de deux centres à caractère social à Dabou. Ainsi, la volonté de l’ASSOFEM est de bousculer les schémas traditionnels et rénover profondément la société de tendance (ce qui n’est pas le propre de la seule Afrique !) gérontocrate, machiste et misogyne. Elle, l’ASSOFEM veut continuer à construire des passerelles et ne craint nullement de se mettre hors de la dynamique unitaire. Toute son ambition est de dépasser la fracture entre une classe sociale privilégiée mais aussi gestionnaire, et une classe sociale défavorisée elle, tribunitienne, tantôt campée dans la protestation, tantôt abonnée au silence puisque victime de l’ignorance. Cette classe sociale défavorisée à l’identité démolie, à l’identité inversée mérite l’attention de tous. Et c’est ce que l’ASSOFEM essaie de faire sans angélisme ni misérabilisme. Car, ce que vise l’ASSOFEM à long terme, c’est aussi de réussir à masquer les conventions sociales sans radicaliser les individus.
La Force Licorne ? Elle est l’opération militaire française en Côte d’Ivoire. Son but officiel ? S’interposer entre les frères belligérants et prévenir le reprise du conflit qui les oppose d’où, le syntagme de Force d’Interposition qui la qualifie. Qu’a-t-elle à voir avec l’ASSOFEM ? A vue d’œil, rien du tout. Bien qu’étant deux institutions françaises. En effet, La Licorne est militaire. L’ASSOFEM elle, est humanitaire. Mais, à y regarder de près, rien ne les oppose. Surtout dans le cas de la Côte d’Ivoire où la Licorne s’annonce comme envoyée en secours à des populations en proie à la violence. Ici, le rôle de la Licorne peut être inscrite dans le registre de l’humanitaire vu qu’il est de salut public et c’est à ce niveau que la Licorne pourrait rejoindre l’ASSOFEM dont le projet est de salut public pour les populations rurales victimes de la pauvreté et de tabous divers. Du coup, ne pas mettre les compétences de la Licorne au service de l’ASSOFEM serait une histoire qui échappe à toutes les règles de bon sens. A vrai dire, demander aux deux Etats français et ivoirien de faire de la Force Licorne une Force de Construction au service de l’ASSOFEM en Côte d’Ivoire n’était ni un geste instinctif, ni un geste pulsionnel. En effet, cette demande cadre très bien avec la réalité.
Par la construction des deux centres de l’ASSOFEM, la Force Licorne entrera autrement dans l’histoire. Grâce à elle, des milliers de jeunes gens et jeunes filles auront une formation professionnelle au sein du CARSOP (Centre d’Apprentissage et de Réinsertion Socioprofessionnelle) et ainsi, ils pourront avoir un travail dans la vie. Le travail qui, contribue à la construction de notre identité. Ainsi, nous disons que POUR L’ASSOFEM, LA LICORNE DEVIENT UNE FORCE DE CONSTRUCTION EN CÔTE D’IVOIRE.
Chose étonnante, à cette quête qui requiert une réponse, la Côte d’Ivoire et la France restent silencieuses. Mieux, elles passent pour être spécialistes de la douche écossaise en servant à la fois le chaud et le froid, parlant du départ de la LICORNE de Côte d’Ivoire en même tant qu’elles parlent de son maintien en Côte d’Ivoire sans même évoquer cette pétition de l’ASSOFEM qui en quelques mois, a mobilisé des centaines de visiteurs sur ce blog. En témoigne cet article ci-dessous paru dans Le Matin d’Abidjan ce jour du 22 juin 2007. Une telle attitude de la Côte d’Ivoire et de la France fait qu’au sein de l’ASSOFEM, on s’envoie de l’adrénaline et de l’émotion. Fort heureusement, au sein de l’ASSOFEM, nous pouvons aussi contrôler notre bouillonnement intérieur pour demeurer sereines et sereins.
Au juste, combien coûtent les deux centres de l’ASSOFEM à la Côte d’Ivoire et à la France (deux états très très riches) ? Juste quelques peccadilles. Et voilà pourquoi nous devons dire toutes et tous que :
OUI, POUR L’ASSOFEM, LA FORCE LICORNE DEVIENT UNE FORCE DE CONSTRUCTION EN CÔTE D’IVOIRE.

Dites-le au Président de la république française en lui écrivant sur le lien ci-dessous :
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

Dites-le au Premier Ministre de la république française en lui écrivant sur le lien suivant :
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire

Dites-le au Ministre de la Défense de la république française en lui écrivant sur le lien suivant : courrier-ministre@sdbc.defense.gouv.fr

Dites-le au Président de la république de Côte d’Ivoire en lui écrivant sur ce lien :
http://www.presidence.ci/contact.php3?id_auteur=3

Lu dans Le Matin d’Abidjan, Vendredi 22 Juin 2007 :
MAINTIEN DE LICORNE EN COTE D’IVOIRE
SEM André Janier : « La France va chercher un consensus avec le Conseil de sécurité

« La France entame un autre lobbying auprès de l’ONU. Elle entre en discussion avec ses quatorze partenaires du Conseil de sécurité de l’ONU dont une mission vient de séjourner en Côte d’Ivoire. Cette fois, il est question p
our la diplomatie française d’obtenir le maintien de ses troupes (Licorne) en Côte d’Ivoire. Ce, dans le cadre du maintien des forces impartiales souhaité par l’accord de Ouagadougou. Une résolution onusienne étant en vue, l’ambassadeur français à l’ONU sera en mission. Pour négocier la prorogation du mandat de la force française, en même temps que celle des Casques bleus. L’ambassadeur français, SEM André Janier, après une audience hier avec le chef de l’Etat en a parlé.  » Ils (les membres de la délégation onusienne) ont rencontré les principaux protagonistes de l’accord de Ouagadougou, à savoir le Ministre Bassolé le représentant du facilitateur, le Premier ministre et le président de République. Ils ont posé les mêmes questions à ces trois personnalités, ils ont obtenu les mêmes réponses. Donc pour eux maintenant, ils vont devoir se mettre au travail dès la fin de la semaine pour adopter une résolution. Cette, résolution comme vous le savez, porte principalement sur le mandat de l’ONUCI et des forces impartiales. Mais elle pourrait aussi aborder certains autres sujets. La position de la France est de rechercher le consensus avec ses quatorze partenaires au conseil de sécurité, a confié le diplomate. […..] »

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