Article du 27 juillet 2007

Un chef traditionnel souhaite la création d’une commission mixte pour réconcilier Français et Ivoiriens

Abidjan, 18 juil (AIP)- Le chef central de Payopa (Gagnoa), Nanan Zié Jean Gervais, a souhaité mercredi à Abidjan la mise sur pied d’une commission franco-ivoirienne pour favoriser la réconciliation entre les deux communautés, dans le cadre du processus de sortie de crise en Côte d’Ivoire.

Ci-dessus, une dépêche de l’AIP (Agence Ivoirienne de Presse) invitant à la création d’une commission mixte pour réconcilier Français et Ivoiriens. Bravo ! Nanan Zié !
Chers amis(es) lectrices et lecteurs, chez les humains, il ne fait pas bon d’être l’oiseau de bonne augure ni vrai prophète. Le Seigneur Jésus le savait, lui qui affirmait : « nul prophète n’est bien reçu dans sa maison, dans sa patrie. » Cette vision de Nanan Zié, votre humble et modeste sœur qui écrit ces lignes l’avait eue au lendemain des événements de Marcoussis. Pour en savoir davantage, rendez-vous sur ce lien :
http://www.abidjan.net/lettreouverte/lettre.asp?ID=5678

A l’époque, qui l’eut cru ? Qui l’eut imaginé ? « Donnons du temps au temps », disait le sage français François Mitterrand. Aujourd’hui, le temps a fait ses preuves. Enfin, Français et Ivoiriens, deux peuples amis, deux peuples frères dont le ciel bleu des relations séculaires s’est soudainement terni, et envahi par d’obscurs gros nuages, sont prêts à se parler à nouveau. Ils sont prêts à redonner des couleurs à leur relation d’amitié et de fraternité. Après s’être combattus. Ils réalisent enfin qu’ils ont intérêt à clore ce spectacle ridicule auquel ils se sont adonnés à la face du monde. Spectacle qui n’a eu pour résultat que la déception, la tristesse, la désolation et même la dépression dans les rangs de ceux et celles qui ont cru sincèrement à l’amitié franco-ivoirienne, à la fraternité franco-ivoirienne : ces nombreux couples mixtes franco-ivoiriens, ces nombreux métis nés d’unions franco-ivoiriennes, ces bi-nationaux franco-ivoiriens, ces intellectuels ivoiriens longtemps abreuvés à la source de la culture française, ces coopérants français, ces ivoiro-français etc…
Au plus fort des tensions, on a eu l’impression que la bêtise humaine allait sacrifier tout ce petit monde qui donne une image concrète de la fraternité franco-ivoirienne. D’autant qu’ils étaient laissés à eux-mêmes comme des enfants victimes de la folie d’un couple qui vole en éclats. La Côte d’Ivoire et la France, prises dans la tourmente d’une guerre folle, n’avaient d’égard ni d’yeux pour ce petit beau monde sorti de leurs entrailles. Elles (la Côte d’Ivoire et la France) n’étaient préoccupées que par leur ignoble conflit aux allures de scène conjugale. Peu leur importaient les retombées de tels agissements sur leurs progénitures. Tant pis, si cette progéniture arrivait à disparaître. Tout ce qui comptait, c’est que l’orgueil personnel prime. Sur les vies de ce petit monde bien sûr. Franchement, ces deux pays ont fait honte à ce petit monde issu de leurs entrailles. Et vraiment, ce petit monde a été embêté et même meurtri à la manière des enfants déchirés par le divorce de leurs parents. La Côte d’Ivoire et la France en s’affrontant ont été réellement insupportables. Elles ont fait souffrir dans son amour propre ce beau petit monde né de leur amitié. Et c’est ainsi qu’au sein de ce petit monde, une voix d’enfant s’est levée pour refuser de voir mourir toute cette progéniture. Mieux, cette voix d’enfant refuse de voir mourir le couple (la Côte d’Ivoire et la France) qui l’a conçu et lui a donné vie, et, lui-même, l’enfant. Cette voix d’enfant, c’est celle qui a parlé ce 27 janvier 2003 pour demander dans l’immédiat, par un post sur abidjan.net, la création de l’amitié franco-ivoirienne. Enfant, elle n’avait pas assez de pedigree pour être écoutée. Elle a même été injuriée et vilipendée. Cela ne l’a pas découragée pour autant. Puisqu’elle reviendra à la charge par cette pétition qui vise à faire de la Force Licorne, une Force de Construction au service de l’ASSOFEM en Côte d’Ivoire.
En effet, comment envisager une réconciliation sincère entre Français et Ivoiriens sans évoquer une réconciliation entre les frères d’armes de Licorne et des Fanci ? Et comment une réconciliation entre Français et Ivoiriens aurait un sens sans qu’elle ne soit matérialisée objectivement ? La France oserait-elle retirer ses troupes de Côte d’Ivoire sans que ces troupes ne s’arrêtent là, où un combat contre la pauvreté en milieu rural les attend avec leurs frères d’armes les Fanci ? De son côté, la Côte d’Ivoire laisserait-elle vraiment partir la Licorne de son territoire sans qu’elle lui enjoigne de contribuer à la construction de ces deux centres à caractère social de l’ASSOFEM à Dabou ? La mission Licorne aurait-elle un sens sans aucune aide aux femmes ; filles-mères ; et jeunes marginaux en souffrance à Dabou ? Toutes les recrues du service civique prôné par son excellence le président Laurent Gbagbo ont-ils vraiment à perdre en mettant leur ardeur, leur vigueur, leur fougue, leur jeunesse, toutes leurs forces au service de ces deux centres sociaux destinés aux plus démunis ? Y a-t-il autre moyen plus cordial, que de faire travailler ensemble la Licorne, les Fanci et les jeunes impétrants au service civique pour l’ASSOFEM ?

Mes amis(es), Nana Zié à Payopa, en prônant la réconciliation entre Français et Ivoiriens, rejoint pleinement l’ASSOFEM dont le but est d’établir des ponts entre les nations, les peuples, et les personnes. En demandant que la Force Licorne, aidée des Fanci, reçoive un mandat de construction au service de l’ASSOFEM en Côte d’Ivoire, l’ ASSOFEM ne visait qu’une chose : la réconciliation entre les deux peuples frères que sont les Français et les Ivoiriens. Pour tout cela mes amis, signons cette pétition pour motiver nos autorités françaises et ivoiriennes à nous donner cette réconciliation franco-ivoirienne que nous appelons de tous nos vœux.

OUI, POUR L’ASSOFEM, LA FORCE LICORNE DEVIENT UNE FORCE DE CONSTRUCTION EN CÔTE D’IVOIRE.

Dites-le au Président de la République française en lui écrivant sur le lien ci-dessous :
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

Dites-le au Premier ministre de la République française en lui écrivant sur le lien suivant :
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire

Dites-le au ministre de la Défense de la République française en lui écrivant sur le lien suivant :
courrier-ministre@sdbc.defense.gouv.fr

Dites-le au Président de la République de Côte d’Ivoire en lui écrivant sur ce lien :
http://www.presidence.ci/contact.php3?id_auteur=3

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